Les citadins kényans. Un cliché humoristique

Cet article fait partie d’une série que j’ai écrite en 2007 lors d’un séjour de 5 mois au Kenya.

Je m’en vais, dans les lignes qui suivent, dévoiler les clichés du citadin kényan et de la citadine kényane…

Cette dernière, se déplaçant en ville, est revêtue soit d’habits occidentaux, soit d’une tenue traditionnelle aux tissus toujours très colorés. Mais dans les deux cas, l’élégance reste de rigueur.

Parfois en talons, toujours bien coiffée, on voit la voit arpenter les rues de la ville, contournant les amas de déchets en combustion, traversant prudemment les torrents les jours de pluie, évitant, enfin, la fumée noire des vieux poids lourds en surcharge. Mais toujours et en toutes circonstances, la citadine kényane conserve de manière surprenante sa classe naturelle.

Quant au citadin kényan, comme j’ai pu le constater au fil de mes jours passés ici, il est toujours très simplement vêtu. Rarement chargé, on le voit errer dans les rues de la ville sous sa chemise ample à travers laquelle on peut apercevoir son débardeur blanc. Les quelques shillings qu’il porte toujours dans l’une des poches de son large pantalon sont son unique bagage. Enfin, ses tongues lui permettent de supporter tout à fait la chaleur ambiante.

Cependant, j’oublie un accessoire très important. Lorsque le ciel se fait menaçant, le citadin kényan se charge d’un second bagage : un long parapluie fermé qu’il garde toujours à la main. Ces jours de pluie, on croise alors dans les rues de la ville, le citadin kényan, parapluie à la main et tongues aux pieds, à la dégaine rappelant étrangement le bon vieux Français et sa baguette !

Et d’ailleurs, un raffinement comparable au béret français peut être observé de temps en temps : les jours de grande chaleur, c’est un bonnet Addidas qui protège la tête du citadin kényan ! Celui-là même que le skieur européen revêt les jours de grand froid. J’avoue ne pas avoir compris ce dernier aspect énigmatique…

Et pour le vin rouge ?! Non, non, il n’y a pas d’équivalent ! Car je l’ai dit, le citadin kényan, lui, voyage léger.


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