Ma première sortie à Diani Beach, Kenya. Éprouvant !

Cet article fait partie d’une série que j’ai écrite en 2007 lors d’un séjour de 5 mois au Kenya.

Voilà un jour que je suis installé et je dois aller faire débloquer mon portable pour qu’il puisse accepter des cartes SIM locales.

Je me rends donc dans un shopping center que mon maître de stage m’a présenté hier. Pour cela, j’ai environ 500 m à faire à pied. Je prévois donc quelques minutes pour le trajet et c’est parti, je sors de chez moi pour la première fois. Quelques minutes : c’est bien suffisant pour 500 m, n’est-ce pas ?

Grosse erreur… À peine sorti du cottage (groupe de maisonnettes pour touristes), je croise un kenyan. Il me salue, je lui réponds : « Jambo », bonjour en swahili.

Et c’est parti pour une ribambelle de questions : est-ce que je vais bien, d’où je viens, pour combien de temps je suis ici, où est-ce que je loge, comment je m’appelle. Et finalement, comme on pouvait s’en douter, il finit par me proposer un safari à un prix défiant toute concurrence, transport aller-retour compris, où l’on peut voir les plus beaux éléphants d’Afrique…

Il me donne une carte de visite et note au dos un numéro de portable, différent de celui de la carte soi dit en passant ! Je ne pensais pas avoir tant l’air d’un touriste, maintenant je sais… Je finis donc par lui assurer que je l’appellerai quand j’aurai choisi les dates de mon safari et je continue ma route.

Mais ce n’est que le début… Quelques mètres plus loin, un autre kenyan vient pour me proposer un taxi, puis un autre veut m’offrir un logement. Finalement j’aurai mis une demi-heure pour faire mes 500 m et j’aurai parloté avec 6 personnes entre l’aller et le retour.

Et si j’avais voulu, je serais revenu chez moi avec 3 safaris de prévus, 2 courses de taxi, une nouvelle chambre, un gardien pour mon cottage, un collier de perles en plastique et des joints ! Ou bien peut-être je ne serais pas revenu… Je sais qu’il ne faut pas se fier aux personnes qui cherchent à tout prix des touristes blancs pour leur soutirer des shillings.

Mais il est vraiment éprouvant d’avoir à rester vigilant dès que l’on fait un pas : maintenant j’appréhende de sortir à pied et je comprends la manie des touristes de ne sortir qu’en voiture même pour quelques mètres…


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